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    Le continent a besoin d'une structure autonome et dirigée par des réprésentants des diverses régions qui auront pour mission la gouvernance l'apport d'un ingénierie administrative et publique de haut niveau, en soutien aux projets d'électrification à l'échelle locale et nationale. Approuvé lors du Sommet de l'Union Africaine le 15 juin 2015 par les chefs d'Etat et de gouvernement du continent, l'initiative "Energies pour l'Afrique" permet la mobilisation de moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux qui attendent l'Afrique.

    La création d'une agence africaine d'éléctrification permettrait de faciliter et soutenir les synergies entre des partenaires et des bailleurs internationaux, publics et/ou privés. Les instances politiques et les organisations internationales pourront également intervenir dans ce processus. D’après les experts, le coût de l’électrification du continent se chiffre à 200 milliards d’euros. Dès lors qu’un quart de ce montant sera avancé, les investissements privés suivront. Le contient a ainsi besoin de 50 milliards. Etalée sur dix ans, cette somme est anecdotique à l’échelle des pays développés : elle équivaut sur la même période, à moins de 3% du budget de l’Union européenne. Il faut également compter le formidable retour sur investissement que représenteraient ces investissements pour la croissance européenne et mondiale.

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    L'approbation des chefs d'Etat et de gouvernement pour le montage d'une structure régionale pour l'énergie et apte à mobiliser les ressources financières et humaines nécéssaires
    Un fonds de dotation de 5 milliards de dollars par an pendant 10 ans afin de sécuriser les 200 miliards de dollars de financements publics et privés mobilisables et potentiellement nécéssaires pour la période

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    L’Agence bénéficiera d’une subvention annuelle garantie de la part des pays membres du protocole de Kyoto émettant plus de 8 tonnes de CO2 par habitant et par an. Ce mécanisme montera progressivement en charge 3 milliards en 2016, 4 milliards en 2017, 5 milliards en 2018. Ces 5 milliards par an correspondent à la moitié des engagements prévus à Copenhague en 2009.
    Tous les trois ans le mécanisme de contribution sera évalué et donnera lieu à un système de bonus-malus. Les pays verront leur contribution varier proportionnellement en fonction de l’évolution des émissions de CO2 par habitant.

    Ce mécanisme simple et vertueux illustre la volonté des pays développés de tout mettre en œuvre pour réduire leurs émissions de CO2, permettre l’électrification du continent et financer clairement l’adaptation et l’atténuation.
    Les pays non membres du protocole de Kyoto mais émetteurs pourront dans les mêmes conditions porter une contribution volontaire.
    Ce mécanisme permettra de vérifier la traçabilité des engagements de chacun et l’efficacité du plan.
    Sans attendre la mise en place des financements publics et privés permettant d’atteindre 100 milliards par an en 2020 et de financements innovants cet accord permet de passer à l’action immédiatement parce que c’est l’intérêt de l’Afrique, l’intérêt de l’Europe et du reste du monde.
    Conjuguant croissance, climat et développement humain, il permet la valorisation de l’énorme potentiel d’énergies renouvelables de l’Afrique, une lutte réelle contre la pauvreté, l’amélioration de l’accès à l’eau, à l’éducation, à l’agriculture, à la santé, à la sécurité et à l’emploi, une réduction des flux migratoires massifs infra africains et inter continentaux.
    C’est une réponse permettant la sortie de la complexité et de l’enlisement des négociations internationales concernant le financement du climat.
    Tout est prêt : reste aux pays développés émetteurs de CO2 à donner leur accord d’ici l’Alliance de Paris sur cette dotation dont le montant est raisonnable eu égard à tous les enjeux.

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    Des engagements concrets et contraignants sont attendus lors de la COP21 en matière d’émission de CO2 des pays développés ainsi que des mesures concernant les forêts, la biodiversité et les transferts de technologies.